vendredi 30 septembre 2016

HAIG, Les Guerriers perdus - Thierry Poncet



"Et enfin il y avait nous.
Les sept.
Sept, plantés devant la montagne morte.
Sept aventuriers. Sept durs de durs, pourtant horrifiés.
Sept qui sentions nos couilles s’étrécir à la pensée que seule la chance nous avait laissés à la surface au moment où ces bon Dieu de kilos de dynamite avaient fait s’écrouler le monde.
Sept millionnaires la veille, redevenus clochards en un éclair. En trois secondes de catastrophe. En un instant d’enfer…"

Vous avez envie de lire une histoire couillue avec des personnages sévèrement burnés qu’ils soient masculins ou féminins ?

J’ai le bouquin qu’il vous faut, HAIG, Les Guerriers perdus de Thierry Poncet.

Cette fois, HAIG l’aventurier et ses acolytes sont bien décidés à se venger de cette garce de Vanda qui les a entubés bien profond. Dans le genre, elle en a une sacrée paire la Vanda. Et puis, c’est qu’elle est devenue une vraie baronne du crime qui ne se déplace plus qu’en 4X4 à vitres teintés, escortée par un régiment de gardes du corps armés jusqu’aux dents. Plus inaccessible, y a pas, surtout du haut de son nid d’aigle.

Ça ne va pas être facile mais HAIG est bien décidé à lui régler son compte quoiqu’il doive lui en coûter.

Ça dégomme, ça bombarde et ça saigne à chaque page, avec la planète pour terrain de jeux. Les chapitres sont brefs, l’écriture rythmée, on ne s’ennuie pas une seconde.

De plus, je ne m’attendais pas du tout à cette fin, que je ne vous dévoilerai pas bien entendu. Je me suis d’abord dit « Ah ouais ? Tout ça pour ça ? » pour finalement me dire qu’elle était totalement inattendue donc parfaite pour cette histoire.

Avec HAIG, Les Guerriers perdus, gare aux éclaboussures !



 



ISBN 972 237258 022 9
242 pages
2016
9,99€
(Livre reçu en service de presse)


mercredi 28 septembre 2016

Entre mes mains le bonheur se faufile - Agnès Martin-Lugand



"Deux hommes, deux amours. Je rirais au nez de quiconque me dirait que l'on ne peut aimer deux personnes à la fois. Si, c'est tout à fait possible. Sauf qu'on aimait pas de la même façon." 

Tout commence un peu comme dans une bluette sentimentale. Iris est l’épouse effacée d’un médecin terriblement accaparé par son métier. Au cours d’un diner de famille, elle apprend que c’est à ses parents qu’elle doit de ne pas avoir pu suivre la voie qu’elle pense être la sienne depuis toujours. Iris se rêve créatrice de mode.

Contre l’avis de tous et de son mari-toujours-appelé-à-l’hopital-quelque-soit-l’heure-du-jour-ou-de-la-nuit-la-laissant-tomber-comme-une-vieille-chaussette, elle décide de suivre une formation dans une grande maison de couture. Elle monte donc à Paris. Là, c’est tout un monde qui s’ouvre à elle. Elle y fait deux rencontres décisives.

D’abord, Marthe, LA créatrice de mode brillante-intelligente-élégante-exigeante-toujours-pimpante qui la prend d’emblée sous son aile.

Enfin Gabriel, qui n’a de l’ange que le prénom. Gabriel, LE mec que quand tu le vois et que t’es une meuf, t’as qu’une envie lui arracher sa chemise, et qu’il te culbute comme une bête sur la première table ou contre le premier mur sur lesquels s’appuyer pour jouir à gorge déployée. En gros, pas comme quand c’est ton mari qui fait sa petite affaire alors que toi tu penses à la liste des courses ou au gouter des enfants…

Donc là, vous vous dite, houlala, le manU, il lit encore de la grosse merde, ça s’arrange pas ses lectures... Eh ben vous avez tort !

Oui, parce qu’en fait, les personnages sont vraiment attachants et ont une réel épaisseur. D’ailleurs, certains sont bien moins lisses qu’il n’y parait et beaucoup plus torturés qu’on pourrait le penser au départ. En plus, c’est plutôt bien écrit, on accroche et on a du mal à lâcher le bouquin.

Et puis une histoire de femme qui s’émancipe de l’avenir pépère que ses gentils parents et son gentil mari ont gentiment prévu pour elle, moi, je crois que ça en vaut toujours la peine…



L'avis de Delph la Bibliovore

ISBN 978 2 266 25512 7
281 pages
2014
6,60€
  

lundi 26 septembre 2016

DVD - L'Esprit s'amuse - David Lean (1945)



Réalisé en 1945, L’Esprit s’amuse est le troisième film de David Lean, réalisateur dont, comme moi, vous ignoriez peut-être qu’il avait réalisé des comédies avant de signer des films devenus des classiques comme Le Pont de la rivière Kwaï, Lawrence d’Arabie ou Docteur Jivago.

Tout commence lorsque Charles Condomine (Rex Harrison) organise un diner au cours duquel, accompagné de son épouse Ruth (Constance Cummings), d’un couple d’amis et d’une improbable voyante (Margaret Rutherford), ils décident d’invoquer les esprits. Contre toute attente et à la surprise de la voyante elle-même, Elivira (Kay Hammond) le fantôme de la première femme de Charles apparait. Dans un premier temps, seul Charles peut voir et entendre Elvira. Quiproquos et portes qui claquent, le spectacle peut commencer…

Le mari, l’épouse, l’ex-épouse ou plus exactement son fantôme, la bonne et surtout la voyante loufoque, une galerie de personnage vaudevillesque idéale pour cette adaptation d’une pièce de Noël Coward qui signe d’ailleurs le scénario (on n’est jamais mieux servi que par soi-même) à l’humour british et noir garanti.

On s’amusera du personnage d’Elvira, fantôme verdâtre aux allures de momie (vue la couche de fond de teint que la maquilleuse lui a mis pour rendre son visage blafard), verdâtre également grâce aux éclairages (d’ailleurs le projecteur semble parfois avoir du mal à la suivre pour lui faire garder sa couleur).

Mais le film vaut surtout pour la performance de Margaret Rutherford, fameuse comédienne britannique oscarisée au physique atypique, entre le bouledogue et la jument. On se souvient d’elle pour son interprétation, à cinq reprises, de Miss Marple dans des adaptations cinématographiques de romans d’Agatha Christie comme par exemple Le Train de 16h50. 

Margaret Rutherford est hilarante dans le rôle de Madame Arcati, une voyante totalement loufoque. Elle en fait des caisses, ne lésine pas sur les effets grandiloquents, sur les mimiques outrancières, une caricature de voyante mémorable qui fait de l’ombre aux trois personnages principaux.

Film peu connu de David Lean, L’Esprit s’amuse n’en reste pas moins une comédie qui, si elle ne figure pas parmi les meilleurs films du réalisateur, n’en reste pas moins vraiment divertissante.




Sortie en DVD le 15 mars 2016

 Une découverte que je dois encore une fois à Cinetrafic !


(Blithe Spirit)
David Lean
1945
Avec Rex Harrison, Constance Cummings, Kay Hammond, Margaret Rutherford...
 
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