vendredi 30 décembre 2016

Le Ciné-Club de Potzina - Le Miroir se brisa - Guy Hamilton (1980)



Mon petit plaisir coupable à moi, c’est…Le Miroir se brisa !

Comment vous dire ? A chaque diffusion, je suis pris d’une sorte d’attraction fatale, impossible pour moi de ne pas le regarder. Et comme à une époque, j’avais la VHS, je pense l’avoir visionné au final une bonne trentaine de fois et je ne m’en lasse pas… 

Le Miroir se brisa, c’est d’abord un roman d’Agatha Christie dont l’intrigue lui a été inspirée par un drame vécu l’actrice américaine Gene Tierney qui donna naissance à une enfant retardée mentalement, entre autre, après avoir contracté la rubéole. Je vous ai parlé de cette lecture ici, je me dispense donc d'en faire à nouveau le résumé.

Sorti en 1980, ce film est signé Guy Hamilton, réalisateur notamment de quatre James Bond : Goldfinger, Les Diamants sont éternels, Vivre et laisser mourir, L’Homme au pistolet d’or. Il adaptera d’ailleurs un autre roman d’Agatha Christie l’année suivante, Meurtre au soleil dont je vous parlerai peut-être un de ces jours. Pour les fans de la saga James Bond, à noter une apparition furtive et non créditée d’un certain Pierce Brosnan

Le casting est quatre étoiles, Angela Lansbury, Geraldine Chapline, Tony Curtis, Edward Fox, Rock Hudson, Kim Novak et Liz Taylor ! 

Angela Lansbury interprète Miss Marple. Personnellement, je ne l’aime pas beaucoup dans ce rôle. Je la trouve trop grande, trop raide, vieillie trop artificiellement. Et je trouve son chemisier trop décolleté !! Oui, je sais, c’est un détail mais ma Miss Marple ne porterait pas un chemisier pareil ! ^^ Dans un registre totalement différent je préfère Margaret Rutherford même si son interprétation en fait une Miss Marple très différente des romans. Sinon, je préfère ses interprètes pour la télé, Helen Hayes, Joan Hickson et dernièrement Julia McKenzie, très convaincante. Par contre, je n’aime pas du tout l’interprétation de Gerladine McEwan marqué à tout à jamais que je suis par son rôle de nonne haïssable, méprisable, détestable, épouvantable (si vous trouvez un autre adjectif  en –able, faites-moi signe, merci !)  dans The Magdalene Sisters de l’écossais Peter Mullan. 

Angela Lansbury

Rock Hudson, dans un de ses derniers rôle au grand écran, semble un peu fatigué et même le plaisir de retrouver sa grande amie Liz Taylor 24 ans après Géant ne semble pas suffire à son bonheur. Liz Taylor, elle, a bien 20 kilos de trop à cette époque, abus de poulet frit… Le réalisateur tente bien de minimiser les dégâts, abuse un peu des filtres (il a dû hésiter à la filmer à travers une couverture !) mais le surpoids est bien là et se voit donc autant faire avec.

Sa rivale à l’écran, l’hitchcockienne Kim Novak, ne se gênera d’ailleurs pas pour faire quelques remarques acerbes à ce propos. On en reparlera. Mais quelqu’un peut-il me dire ce qui a pris à Phyllis Dalton la costumière deux fois oscarisée, pour d’autres films je précise, de lui mettre ce pot de fleurs ridicule sur la tête ?? Un pot de fleur, que dis-je ? Un bonnet de bain en plastique ? Totalement grotesque ! Où alors, elle s’est dit qu’un gros « bidule » sur sa tête contrebalancerait la largeur de ses grosses fesses ? Allez savoir… 

Kim Novak, Rock Hudson, Elizabeth Taylor

Tony Curtis et Kim Novak sont ici effroyables de vulgarité. Grossiers, outranciers, cabotins, un régal ! Leurs répliques cinglantes, souvent hilarantes font parties des moments que je préfère dans ce film, une vision au vitriol d’Hollywood et du monde du cinéma en général. Le réalisateur et le producteur, Hudson et Curtis, qui se détestent mais doivent composer l’un avec l’autre. L’ex-grande star qui tente un come-back et la starlette qui tente de percer, Taylor et Novak, prêtes à toutes les bassesses pour attirer la lumière sur elles.

Si j’aime ce film, c’est aussi et surtout qu’il contient aussi quelques-unes de mes répliques cultes.

Quand Kim Novak, 47 ans au moment du tournage, balance à Edward Fox l’enquêteur de Scotland Yard  « C’était il y a 4 ou 5 ans oui, c’est ça, le jour de mes 16 ans… », moi, ça me fait marrer ! Quand avec un regard putassier, bien loin de sa froideur dans Vertigo, elle lui demande s’il a « une grosse matraque », pareil ! Quand elle balance Liz Taylor/Marina Gregg « Marina, je vois que tu as non seulement gardé ta silhouette d’antan mais tu y a en plus…ajouté… », pareil ! Quand Taylor demande à Novak de « lever le menton… Les deux… », je me mare toujours ! Quand Geraldine Chaplin précise "Marty Fenn est producteur, il ne ment que quand il parle...", je me marre encore ! Et je pourrai vous en citer encore beaucoup comme ça.

Si ce film n’est pas un navet, on ne peut pas dire que ce soit un chef-d’œuvre. Il a quelque chose d’un peu bancal. Peut-être qu’à jouer sur plusieurs tableaux, film policier, drame, satyre du milieu du cinéma, il se perd un peu en chemin. On peut aussi se demander quelle était l’ambiance sur le tournage avec une telle distribution, la même que celle décrite dans le film ? Par contre, il est amusant de constater que certaines stars, rattrapées par le réel, n’hésitent pas à égratigner un peu leur image. Liz Taylor, par exemple, y est bien loin de sa splendeur de Cléopâtre quand elle était la première actrice au monde à toucher 1 million de dollars pour un film. Reste des situations souvent convenues et prévisibles, des personnages bien caricaturaux et des acteurs qui en font globalement des caisses et ça peut lasser mais moi, j’adore !!

Voilà, c’était ma participation au Ciné-Club de Potzina de décembre, c’était mon « petit plaisir coupable » !



1980
Guy Hamilton
Avec Angela Lansbury, Geraldine Chapline, Tony Curtis, Edward Fox, Rock Hudson, Kim Novak et Liz Taylor...


 

samedi 24 décembre 2016

L'Écoute-aux-portes - Claude Ponti





"L'Écoute-aux-portes se réveilla et toute la Forêt-Profonde s'effondra. Pas une seule racine... ...ne resta accroché dans le ciel." 

Qu’il est beau cet album de Claude Ponti et en plus, il est de circonstance ! Allez hop, on y va !

Alors qu’elle s’apprête à aller au lit, en enfilant sa chemise de nuit, Mine entend un drôle de petit bruit. Oh surprise, quand sa tête ressort de sa chemise de nuit, elle n’est plus dans sa chambre mais dans un paysage aussi vide que blanc et plat.

Ce paysage blanc se révèle être fait de neige et une neige en appelant une autre, Mine traverse un écran de neige, celui de l’écran de télé du Père-Noël. Le Père-Noël chez qui rien ne va plus, tout va de travers, Noël semble compromis !

Je ne vous en dis pas plus mais deux bonnes fées ne seront pas de trop pour aider Mine, et vous aussi par la même occasion, à découvrir ce qu’est L’écoute-aux-portes



Paysages incroyables, petites créatures aussi adorables qu’improbables, rêves, imaginaire et poésie, nimbés de la magie de Noël sont au rendez-vous de cette belle histoire dans laquelle la magie de Claude Ponti fait une nouvelle fois des merveilles.

 

  Joyeux Noël à toutes et à tous !

ISBN 2 211 035 63 9
44 pages
1995/2005
21,50€ 

vendredi 23 décembre 2016

La vieille dame qui n'avait jamais joué au tennis & autres nouvelles qui font du bien - Zidrou




 
"Plus personne ne s'intéressait à la vieille dame. Alors la vieille dame ne s'intéressait plus à personne.
C'était une vieille dame comme beaucoup de vieilles dames."

Tout est dit dans le titre, La Vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien. 

C’est un recueil d’histoires toutes simples, des nouvelles en bande-dessinée, des instants, des fragments de vies, des moments d’intimité, que l’on savoure un sourire aux lèvres, que l’on a envie de partager et dans lequel on a envie de replonger après l’avoir refermé.

Écrites par Zidrou, dont le talent n’est plus à prouver, et dessinées par différents illustrateurs, c’est souvent tendre, émouvant, touchant, parfois drôle, un vrai plaisir lecture !

Posez-vous un instant et régalez-vous…

ISBN978 2 8001 4357 6
127 pages
2009
20,50€
 
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